Fiche produit
The Dalmore
Sans mention d’âge
40 %
Fûts: Ex-Bourbon Casks, Matusalem Olorosso Sherry Wood, Madeira Barrels, Marsala Casks, Port Pipes, Cabernet Sauvignon Wine Barriques
Embouteillage: 2019
Après avoir sauvé le Roi Alexandre III d’une charge de cerfs enragés lors d’une partie de chasse en 1263, Colin de Kintail se vit offrir le droit d’utiliser comme armoiries, l’emblème royal du cerf à 12 pointes. Plus de 750 ans plus tard, cet emblème orne toujours fièrement chaque bouteille de Dalmore et afin d’honorer cette histoire, un assemblage de pas moins de six fûts différents fut élaboré par le célèbre maître distillateur Richard Paterson qui illumine The Dalmore de sa passion depuis près de 50 ans.
The Dalmore King Alexander III est donc un assemblage de fûts ayant contenu du Cabernet Sauvignon (France), des vins fortifiés de Madère (Portugal), des vins Siciliens (Marsala), du Porto, du Bourbon et du Sherry Olorosso (Espagne).
Avant de passer à la suite, je vous laisse visionner le cours de dégustation selon la méthode de Richard Paterson où il nous suggère de préalablement arroser le sol de son whisky avant de pouvoir pleinement l’apprécier. J’admets passer outre cette étape étant donné le prix de la bouteille.
Arômes: Véhément, surprenant, singulier, envoûtant. Très doux, très sucré mais également épicé. Marmelade d’oranges à la cannelle et autres épices, fruits des bois, vin rouge demi-sec, abricot secs, biscottes de confitures et de miel, gâteau sablé à l’orange et à la cannelle. Légèrement boisé. Riche et complexe, un expert pourrait y retrouver les six fûts utilisés. Un des meilleurs nez que j’ai pu rencontrer dans un Single Malt.
Saveurs: L’attaque est muette et peine à s’exprimer mais en le gardant en bouche les saveurs se dévoilent timidement. On retrouve l’orange, quelques fruits rouges, des figues et un caractère à la fois très fruité, boisé et épicé. Sucré mais moins que je l’avais imaginé, il manque de viscosité et de corpulence en bouche.
Finale: Volatile, intensément courte. Confiture de myrtilles, noix de muscade et très légère pointe d’amertume. Je n’ai malheureusement pas grand-chose de plus à ajouter.
Bilan: Timide et muet, ce Single Malt, handicapé par une faible teneur en alcool (40%: le minimum syndical) ne dit pas tout ce qu’il pourrait dire… Et il pourrait en dire ! Un tel nez ne peut qu’émerveiller le dégustateur et si seulement ce whisky était embouteillé à 46%, ou au moins 43%, on aurait peut-être affaire à un chef d’œuvre. Vraiment dommage, car après un tel départ, la dernière impression, la finale, me laisse sur ma faim, ou plutôt sur ma soif. Néanmoins, cela reste un bon whisky qui ne mérite pas non plus d’être jeté par terre.
Si un jour The Dalmore se décide à stopper la dilution abusive, je me ferai alors un plaisir de revenir voir ce whisky et de lui dire « Bonjour, comment vas-tu ? »
Quel dommage





