Lagavulin 12 ans 2018

par | Lagavulin

Fiche produit

Lagavulin
Age: 12 ans
57.8 % – Cask Strength
Fûts: Refill American Oak hogsheads
Embouteillage: 2018

Lagavulin est LA distillerie qui a déclenché en moi cette passion pour les Single Malt. Je me souviendrai toujours de mon tout premier whisky, le célèbre et excellent « Lagavulin 16 ans ». Mais aussi étonnant que cela puisse paraitre, après 6 ans et la dégustation de nombreux whiskies, j’en était resté là avec cette distillerie d’Islay (le décevant Game of Throne ne compte pas). Alors tournons-nous vers la collection « Diageo Special Release », un évènement annuel surveillé de très près, autant pour ces raretés que pour ces classiques comme le Lagavulin 12 ans Cask Strength. Cette édition 2018 (oui j’ai trois ans de retard) en est la 18ème expression.

Je parle rarement de la couleur du whisky car elle est pour la plupart du temps artificielle. Mais je tiens à relever la magnifique couleur « Chardonnay » de celui-ci, qui, je pense, est naturelle.

Arômes: Élégant, séduisant. La tourbe se manifeste sous forme de charcuterie, de lard fumé. Des arômes citriques dominent une brise marine et le tout est agrémenté de notes provenant du chêne américain comme la vanille et l’ananas. Plus discrète, une odeur de thé vert plane en arrière-plan. Un whisky pure, orienté vers le distillat plutôt que vers le fût.

Saveurs: Expressif, crémeux, réchauffant (pas vraiment ce dont j’avais besoin en cette chaleur estivale). Délicieusement doux et sucré. Une fumée froide et sèche comme de la cendre est la première à surgir. Puis du bacon grillé, des fruits de mer, de l’ananas. Un repas complet et équilibré !

Finale: Longue et douce. D’abord des notes mielleuses qui laissent rapidement la place à de la suie de cheminée. Puis, zeste de citron, Limoncello. L’aspect maritime s’attarde en bouche pour une finale explosive et exceptionnelle.

Bilan: Si beaucoup pensent que la tourbe se marie parfaitement avec les fûts de Sherry, je reste néanmoins persuadé que seul un distillat exceptionnel vieilli en fût de bourbon peut engendrer une telle délicatesse, une telle noblesse. Et c’est le cas de ce Lagavulin. Peut-être pas aussi complexe que le 16 ans mais sied bien plus à mon palais.
Le meilleur Lagavulin ! C’est un postulat peut-être un peu rapide puisque j’en ai dégusté seulement trois alors disons tout simplement: 
Le meilleur whisky tourbé ! Et là, ça compte puisque j’en ai quand même quelques uns à mon tableau de chasse.
J’ai hâte de pouvoir faire un article sur l’édition 2021, cette fois-ci dans un délai plus court.

The King on Islay