Fiche produit
Bruichladdich
Black Art 04.1
Age: 23 ans
49.2 % – Cask Strength
Non filtré à froid
Couleur naturelle
Fûts: Seul Jim McEwan le sait
Vintage: 1990
En prenant les rênes de Bruichladdich en 1994, Jim McEwan, génie du whisky, la fit renaître de ses cendres avec de nombreux projets ambitieux comme Port Charlotte ou encore Octomore. Black Art, comme il le précise lui-même dans le passionnant film documentaire « Scotch: A Golden Dream », est l’aboutissement de sa longue et impressionnante carrière. Débutant à 15 ans en tant que tonnelier chez Bowmore, il nous lègue 52 ans plus tard, sa plus belle création, son héritage. Quatrième et dernière édition signée par son créateur, Black Art 04.1 dont la composition est tenue secrète et connue de Jim uniquement, nous donne seulement la date de distillation: 1990. A moi donc de percer le mystère de ce Single Malt.
Arômes: D’une intensité sans pareil, les fruits rouges, et particulièrement les cerises sont relevés d’épices, de café et de vanille. Le vieillissement en fût de vin rouge ne peut être tenu secret tant l’aspect boisé est dominant, nous laissant imaginer un très bon vin rouge français. Agrumes. Après de longues minutes d’aération, c’est un tout autre whisky qui se présente à moi: le malt revient sur le devant de la scène, tout en s’intégrant parfaitement à des notes de fruits secs, de noisettes et de figues. Finalement, des agrumes accompagnés de biscuits au chocolat attestent d’un Single Malt terriblement complexe, riche et multidimensionnel. Cela fait plus de 30 minutes que je l’admire sans l’avoir encore goûté et je peux déjà prédire les cinq étoiles.
Saveurs: Wow ! Dois-je en dire plus ? Explosif, on se croit d’abord agressé par une infinité de saveurs simultanées qui, petit à petit, se décomposent sur le palais. En avant, les agrumes sont rapidement suivis de raisins rouges et de fruits des bois montrant un aspect vineux. Sans prévenir, l’intégralité des fruits secs à ma connaissance enrobent des céréales croustillantes, donnant une tuile aux amandes sur une boule de glace à la vanille. Un chocolat noir très amer vient conclure ce palais crémeux et consistant. La finale peut-elle apporter la conclusion parfaite à ce sans faute ?
Finale: OUI ! Fougueuse, exubérante et interminable. Je suis propulsé en enfance, à l’heure du goûter chez ma grand-mère, face à un délicieux gâteau aux noix nappé de crème anglaise maison. Au loin, une légère amertume de chocolat noir à 99% de cacao nous suggère une nouvelle gorgée. Je ne suis pas suffisamment expert pour décrire tout ce qu’il se passe avec ce Single Malt, mais il est certain que le spectacle est grandiose. PARFAIT !
Bilan: Je suis ému, l’intégralité de mes sens est sollicitée. Premièrement, la vue de cette bouteille au design magnifiquement moderne et la contemplation de la couleur envoûtante du liquide divin. Ensuite, l’odorat enivré, découvrant sans cesse de nouveaux arômes inattendus. Une fois en bouche, aussi bien le toucher que le goût sont émerveillés par une texture onctueuse et une palette aromatique gourmande et complète. Et Finalement, l’ouïe satisfaite de m’entendre affirmer que c’est le meilleur Single Malt ayant emplit mon verre à ce jour parmi un panel de 140 whiskys, provenant de plus de 80 distilleries et de 8 pays différents. Bien plus qu’un whisky, c’est une expérience inoubliable et émotionnelle.
La légende raconte qu’à son départ, Jim McEwan dévoila la recette secrète du Black Art à son successeur Adam Hannett, qui déchira l’enveloppe aussitôt. Jim s’en va donc avec son secret laissant Adam développer sa propre génération de Black Art qu’il me faudra expérimenter.
Une œuvre d’art





